loédites
soit pour vous. Il ne m'est guère arrivé d'en tant faire sans démordre. Je vais me coucher, la prose m'embête.
A vous,
ALFRED DE MUSSET
OU ceci :
J'ai passé la nuit, et je suis éreinté.
Voilà, c'est long. Mais je ne veux pas couper, ni rien changer. Arrangez- vous. Donnez-moi cinquante francs. Quand j'ai travaillé, il faut que je sorle, autrement cela ne va pas ^
A vous,
ALFRED DE MUSSET
Quelque admiration qu'il eût pour son poète, F. Buloz ne lui épargnait point les critiques, témoin ce billet :
« J'ai passé la nuit en votre honneur à refaire mes vers. Ne vous effrayez pas s'ils vous semblent un peu excentriques, je vous en prie, j'en brave les dangers "^ ! »
Le vrai reproche, le reproche fondamental que faisait F. Buloz à Musset, c'était l'insouciance du poète, sa paresse. On se souvient de la réponse de Musset à ce sujet, réponse qui est dédiée au directeur de la Revue :
« Oui, j'écris rarement, et me plais à le faire : Non pas que la paresse en moi soit ordinaire;
i. Tous ces billets sont inédits.