Inédit
RLLK ET LUI. 373
iMais, silôL (|Uf' jo prends la plume k ce dessein, Je erois prendre en galère une rame à la main. » Qui croye/.-vous, mon rher, qui parle de la sorte? C'est Alfred, direz-vous, ou le diable m'emporte!
Et la fin :
Après cela, mon cher, je désire et j'espère (Pour finir à peu près par un vers de Molière), Que vous vous guérirez du soin ([ue vous prenez De me venir toujours jeter ma lyre au nezi !
J'ai souvent interrogé ma mère au sujet d'Alfred de Musset; elle avait gardé de lui, au fond de sa mémoire, deux images puériles et singulières, l'une du poète jeune, l'autre, d'un Musset vieilli et attristé, qu'elle ne pouvait oublier. Voici la première. Musset habitait alors rue de Grenelle. Un matin, F. Buloz vint l'y voir avec sa petite fille; la visite terminée, et en causant, le poète reconduisit son directeur rue des Beaux- Arts; à son tour, F. Buloz ramena Musset rue de Grenelle; bref, toujours discutant, les deux hommes firent le trajet plusieurs fois de suite : Musset et ses amis aimaient fort ce genre de promenade... Cependant, la petite fille, qui ne prenait, elle, aucune part à la conversation, s'ennuyait beaucoup; elle tenait bien serrée dans sa main la grande main de son père, et elle était si petite, si petite, que son petit nez arrivait à la hauteur du genou paternel.
Dans ces allées et venues sur le quai, et pen-