‹ François Buloz et ses amisChapitre 169 sur 212 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

pa^es de la main de Musset concernant LéliaK Les voici, malheureusement tronquées :

» Quoi qu'il en soit, ce livre n'en est pas moins l'ouvrage le plus important de l'école nouvelle. Il s'en distingue par une qualité éminente, la pureté du style, et l'originalité de la forme. Il est écrit de verve, et il ne s'est glissé sur lo tissu de cette belle étoffe, aucun des fils, un peu épais, qui cousent la trame de nos drames modernes dans leurs pourpoints de pacotille. Certaines coteries ont prétendu que Lélia était l'étendard d'une levée en masse contre la littérature réelle, et qu'il ne s'y agissait de rien moins que de faire crouler tous les romans visibles (comme on dit) et une grande partie du moyen âge. Nous sommes obligés de déclarer, sur ce chapitre, ne comprendre absolument rien à des questions de cette nature.

» On dit que deux ou trois articles de ce livre ont donné lieu à des affaires particulières, entre quelques journalistes distingués ; nous ne pouvons que regretter de voir chez les uns, une fâcheuse habitude de faire descendre la critique à des personnalités qui devraient lui être étrangères, et chez les autres, trop peu de philosophie dans un siècle de liberté! »

Les affaires 'particulières auxquelles Musset ici fait discrètement allusion, il s'y intéressa vivement, et surtout à l'affaire du duel Planche-Gapo

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