luédite
manuscrit à la main... Pourquoi n'envoyez-vous pas à rimprimerie la Nouvelle levantine que je vous ai donnée? Je corrigerais les épreuves. Adieu, ne m'en veuillez pas.
Tout à vous,
G. SAND
Elle offre de corriger des épreuves... Mais elle part après-demain !
Elle part avec Musset dans la malle-poste do Lyon, libre .(car Dudevant est en Borry avec Solange, et Maurice confié aux grand'mères), légère, heureuse, avide de voir et de connaître, hantée d'ailleurs toujours, par le charme de cette Italie qui l'attire.
Loin de moi le projet de disserter, après tant d'autres, sur ce voyage célèbre ; il est impossible, pourtant, de le passer ici sous silence, car après les jours heureux, vinrent les sombres jours d'amertume et de détresse, et les lettres de" Geori3:e Sand à F. Buloz sont là ; elles se suivent régulièrement, depuis la maladie de Musset, en février 1834, et pendant le séjour de sa compagne en Italie.
On connaît les débuts de ce voyage. La descente du Rhône avec Stendhal, et l'opinion de George Sand sur la Provence. Elle a écrit à Boucoiran : (( Votre pays est très beau le long du Rhône. Du reste les villes de Lyon, Avignon et Marseille sont