‹ François Buloz et ses amisChapitre 195 sur 212 · Inédites · texte numérisé non relu

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fond de tout cela, il y a bien de Tamitié vraie, mais je voudrais qu'il se bornât aux petits services que je lui demande, et qu'il ne me rendît pas de ceux que je n'ai pas coutume d'accepter au hasard...

J'ai écrit à Sainte-Beuve \ non pour me justilîer de l'avoir négligé, mais pour me plaindre, au contraire, d'avoir été négligée par lui... il m'a répondu une lettre très belle et très bonne, vous seriez bien heureux d'en pouvoir fourrer de pareilles dans votre Revue.

Ma santé est assez bo,nne maintenant, et je suis toujours dans les mêmes dispositions de calme et d« fermeté, mais n'étant pas très à mon gré ici, tant que M. le baron y exercera toujours son autorité; je désirerais voyager, en attendant l'automne, époque de mon avènement au trône domestique. Mettez-moi donc à même d'aller en Suisse à la fin d'avril, ou je serai forcée de vous retomber sur les bras à Paris, et je n'en ai nulle envie. Fournissezmoi beaucoup de lettres de recommandation pour Genève... Je compte sur vous à Nohant, à la Saint- Martin au plus tard. Et avant même, aux vacances, si vous voulez m'amener mes enfants, vous serez très bien reçu par le baron, qui ne manque pas de grâce dans son hospitalité... ^ »

En effet, Casimir, baron Dudevant, était toujours à Nohant, maître de la place en somme, s'y installant, et y recevant sa femme, quand elle revenait des « lointains pays ». La situation était

1. Voir ces lettres de G. Sand à Sainte-Beuve de mars 1835, dans la Véritable Histoire d'Elle et Lui,

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