‹ François Buloz et ses amisChapitre 196 sur 212 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

particulièrement bizarre; mais chacun s'y faisait, sauf, je pense, la transfuge elle-même, qui aurait préféré un Nohant libre de Casimir; mais Casimir aimait aussi Nohant, et la vie des champs.

Pendant cet été 1835, « G. Sand, note F. Buloz, avait disparu ». Elle était cachée à Paris dans un logement vide, « sans portes ni fenêtres, donnant sur un petit jardin ». Elle y travaillait dans le jour, fuyant son logis brûlant. « Enchantée d'avoir trouvé, au centre même du bruyant Paris, la solitude, la liberté dans le calme, et le comble de ses rêves, « une maison déserte ». Elle s'empara sans hésiter du logement, et y installa son cabinet de travail, en transformant un établi de menuisier en table à écrire ^ » Après cette retraite, elle lit un court séjour à Nohant, où Casimir, une fois de plus, lui sembla intolérable, — et puis Michel de Bourges « règne », comme dit F. Buloz, et c'est pour se rapprocher de lui qu'elle s'installe à Bourges. C'est de Paris, qu'elle a dû écrire cette lettre au directeur de la Revue. Elle n'est pas datée; F. Buloz a noté sur la première page : été 1835.

Mon cher Buloz,

Ma majesté n'est pas encore visible. Vous qui m'avez élue reine de France et de Navarre, et qui tout seul à Tunanimité, avez proclamé mon règne, vous devriez bien donner Texemple de la soumis-

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