‹ François Buloz et ses amisChapitre 26 sur 212 · novembre 1836, inédite · texte numérisé non relu

novembre 1836, inédite

St..., que Vigny sollicite son directeur. Cette fois, il demande l'accès de la Revue de Paris. Mais F. Buloz demeure froid. Le dimanche 12 février 1837 le poète écrit :

« Il est clair que vous n'êtes jamais chez vous, mon cher monsieur Buloz. Hier et aujourd'hui j'ai tenté de vous rencontrer, et cela hien inutilement. J'aurais pourtant à vous parler. Gomment faire? Je vous attendrai demain jusqu'à deux heures. Si dans vos courses, vous avez ma maison sur votre ligne, montez-y, je vous prie, ou que ce soit mardi à deux heures, ou dites-moi quand vous serez chez vous. »

Et un mois après :

« J'attends encore votre réponse pour le manus-, crit intitulé Mademoiselle d'A^nilly que je vous ai remis. Je vous l'ai recommandé deux fois avec insistance. Je vous ai dit que j'en faisais beaucoup de cas, et que la personne qui vient de l'écrire pouvait être utile à la Revue de Paris par son talent facile et gracieux. Je trouve tout simple que vous ayez désiré lire et juger vous-même ce manuscrit; vous ne l'aviez pas fait encore lorsque je vous ai vu; je Voudrais savoir aujourd'hui si vous en avez enfin pris connaissance. Vous m'avez dit qu'il vous avait paru au premier coup d'œil, que les développements étaient trop longs. Eh bien! quand vous vous en serez assuré en lisant cette nouvelle, envoyez-la à l'auteur avec vos observations, et dites nettement votre intention

^ sur son travail, très important à ses intérêts. Je désire vivement pouvoir lui transmettre une bonne réponse.

» Je suis au lit depuis le 15 de ce mois, j'ai beaucoup souffert, mais je suis guéri, quoique ne partant pas encore*. »

Le mois suivant, Alexandre Dumas publia dans la Revue de Paris, une étude intitulée Rome dans les Gaules. Parlant de Lyon, et de la place des Terreaux, « où sont tombées les têtes de Cinq-Mars et de Thou », il produisit la pièce officielle, relatant la mort, « le récit positif et nu, dit-il, conservé par la plume du greffier». C'est à cette pièce que Vigny fait allusion, dans la lettre qui suit :

« J'avais depuis onze ans précisément chez moi ce rapport de l'interrogatoire de Cinq-Mars et de Thou et de leur mort, dont vous m'avez parlé ce matin; je l'ai cité dans les notes nombreuses de la deuxième édition de Cinq-Mars, avec le traité d'Espagne, mais j'ai supprimé toutes les notes dans les troisième, cinquième, et neuvième éditions. Je désirerais vous revoir demain mardi ou mercredi vers midi, je vous montrerai ces documents, et vous me direz si ce sont les mêmes que vous venez d'imprimer dans votre Revue de Paris. »

Après cela, Vigny revient sur la question de

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