Inédite
pas contesté, s'est avisé tout à coup dans une de ces illuminations du génie qui n'éclairent que les grands hommes, de renverser de fond en comble toute l'onomatologie de l'Histoire », écrivait Néophobus. Mais F. Buloz n'accorda au docteur que la Revue de Paris, dans laquelle il inséra aussi la réponse d'Augustin Thierry ^ Celle-ci est un peu solennelle.
«... Je n'ai jamais eu le ridicule des prétentions au génie, écrit-il; personne, monsieur, n'a le droit de me railler avec ce mot... je n'ai point renversé de fond en comble toute V onomatologie de rhistoire, car les deux premières races ne sont qu'une période de cinq siècles dans l'histoire de France, qui, elle-même, n'est qu'une faible portion de l'histoire universelle... Je commençai à m'occuper d'histoire dans un temps oii deux écrivains régnaient sur le nôtre, Mably pour la théorie, et Anquetil pour le récit. Mably donne le nom de Français aux conquérants de la Gaule, et l'on sait de quels traits faux ou indécis Anquetil marque les figures de ses premiers rois de France. Il se peut, monsieur, qu'alors vous eussiez fait par vous-même le partage de ce qu'il y a de germanique, et de ce qu'il y a de romain, dans notre histoire, que vous eussiez nettement aperçu le point où finissent les Francs, et où les Français commencent; mais j'atteste les souvenirs de tous