Inédite, 30 septembre
esprit Drillant, épris de fantaisie... Mais le même Blaze est assez dur aussi pour Musset, auquel il est tout près de préférer Arvers... paradoxe? peut-être. Très épris de musique, le fils de Castil- Blaze n'éprouve guère, en dehors de Vigny, de véritable prédilection que pour les musiciens : Rossini, ami inséparable de son.père, puis Meyerbeer, avec lequel il collabora, plus tard, à un ouvrage, demeuré d'ailleurs inconnu : la Jeunesse de GœtheK Quelques critiques cependant furent aussi ses amis : Lerminier, mélomane comme lui, ou Emile Montégut ^ épris comme lui de Shakespeare ; au temps de la fameuse loge infernale à l'Opéra H. Blaze aimait à y retrouver le professeur Lerminier. Enthousiaste et verbeux, Lerminier était amateur de théâtre, de fêtes et de paradoxes.
Il avait débuté à la Revue en 1832, avec les Lettres philosojohiques à un Berlinois, et Blaze a écrit : « Il nous arrivait, bourré de germanisme au moment où l'éclectisme de Cousin et des doctrinaires, était en train de fusionner avec le catholicisme. »
1. Blaze, bon romantique, n'avait fait avec Meyerbeer aucun contrat. La partition de la Jeunesse de Gœthe fut écrite, les deux collaborateurs devaient donner leur œuvre — sorte d'oratorio — à rOdéon. Meyerbeer avait désigné les cbœurs et les chanteurs qu'il désirait, puis... il mourut : la pièce ne fut jamais jouée, et la partition resta à Berlin.
2. Sur Emile Montégut et son œuvre si multiple, un livre nous est promis dans un avenir prochain. Félicitons-nous qu'un érudit, M. Laborde Milaà. ait entrepris celle élude : elle comblera une lacune regrettable.