‹ François Buloz et ses amisChapitre 5 sur 212 · Voir cette lettre à l'appendice A · texte numérisé non relu

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en 1791, suspect et émigré en 93, académicien en 1815, fît du libéralisme pendant la Restauration, et fut maire de Paris pendant la Révolution de Juillet ; auteur de la Festo/e, que Spontini illustra, il écrivit Sylla et VErmite de la Chaussée d'Antin, enfin il fut orléaniste, journaliste, librettiste, polémiste, auteur dramatique et chimiste ! Que de surprises ! Jouy remplaça Parny à l'Académie S et s'il écrivit des vers moins légers que ceux de son prédécesseur, il fit bon nombre de livrets dont la lecture n'est pas indifférente. En collaboration avec Hippolyte Bis, notamment, il écrivit le livret de Guillaume Tell, et ces vers terribles ;

Aux reptiles je l'abandonne Et leur horrible faim lui répond d'un tombeau!

Il faut lui rendre cette justice, M. de Jouy se lamentait en lisant ces vers et disait : « Et ils sont signés Jouy! Ah! le scélérat^! » Ceci à l'adresse de son collaborateur!

François Buloz, chimiste, ne réussit guère, et ce premier essai dura peu; le jeune homme revint à Paris, suivit les cours du professeur Thénard — encore la chimie — à la Sorbonne, et apprit l'anglais, avec une grammaire et un dictionnaire.

Mais M. de Jouy, qui s'intéressait à ce jeune Savoyard, travailleur entêté, lui trouva un

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