J. Simon. Premières Années. Déjà cité
CHARLKS LABITTE. 119
Il avait vingt-neuf ans.
Voici ce que madame F. Buloz écrivait à sa sœur, à propos de la mort de Ch. Labitte. On verra quelle amitié unissait les collaborateurs de la Revue à la famille de F. Buloz :
28 septembre 1845, dimanche.
Ma bonne chérie, je viens de passer une bien cruelle semaine, un de nos amis le plus cher, M. Ch. Labitte, est mort presque subitement, presque sous nos yeux, car il demeurait en face de mes fenêtres, au n° 11, et on nous est venu chercher au moment où il venait d'expirer; tu ne saurais croire toute la douleur que cet événement me cause; je ne considère pas la perte que la Bévue fait en M. Labitte, qui était un de ses meilleurs collaborateurs, mais bien le vide affreux qu'il laisse dans notre intimité; notre père qui le connaissait beaucoup, Marie \ t'en parleront, et ne feront que t'affirmer ce que je te dirai de son charmant caractère, de sa bonté, de son esprit si vif et si aimable... le pauvre Charles Labitte est mort seul, absolument seul, car son concierge qui le soignait, l'a quitté à six heures et demie pour aller dîner, M. Labitte le lui ayant ordonné en disant qu'il voulait dormir, et à sept heures, lorsque le médecin est venu pour le voir, il s'était éteint sans souffrance, sans convulsion^...
Eugène Sue, Deschamps, Marmier, Nodier, autant de collaborateurs que Castil-Rlaze, futur beau-père de F. Buloz, introduisit avec Jules