I. îrftdite
s'écria : ce Deux mille quatre cents francs! un tel poète! » Et deux jours après, il annonce à Blaze : « J'ai vu le ministre, la pension est augmentée de quinze cents francs ^ »
Le poème des BretonSy que Brizeux caressa, refit, épura, avec tant d'amour, n'eut pas le grand succès qu'avait eu Marie\ le poète éprouva quelque déception à voir son œuvre accueillie moins chaleureusement qu'il ne l'avait espéré. Un morceau de ce poème parut dans la Revue, « La Baie des Trépassés », mais, « malgré les articles suffisamment élogieux de Sainte-Beuve dans la Revue Suisse, et de Magnin dans la Revue des Deux Mondes, dit M. E. Dupuy, cette épopée sur laquelle le poète avait fondé tant d'espérance, n'eut qu'un succès de sérieuse estime ».
L'année suivante, il donnait ses Lieds Bretons. Voici la lettre qui annonce ce travail au directeur de la Revue :
Mon cher Buloz,
C'était mon désir de vous envoyer cet hiver quelques pages pour la Revue, ma mauvaise santé m'en a empêché. Je tiens cependant à votre disposition un certain ensemble de chansons, un peu dans le genre de ce que les Allemands, je crois, nomment Lied. L'imagination ou le sentiment en sont le principe, et quelques-unes peuvent avoir un attrait populaire. Vous me répondrez. C'est le fruit de cette