‹ François Buloz et ses amisChapitre 59 sur 212 · H. Blaze, Mes souvenirs, déjà cité · texte numérisé non relu

H. Blaze, Mes souvenirs, déjà cité

saison passée à la campai^ne, mais Tannée ne finira pas sans que je vous envoie un pelit roman, (jui déjà est tout entier en moi, et n'attend que le soleil pour naître. Mes obéissances, je vous prie, à madame Buloz, et croyez-moi bien tout vôtre,

Scaer, par Rosporden (Finistère), 6 janvier 1846.

Très peu de temps après, F. Buloz perdit son petit enfant, et Brizeux, qui avait reçu une lettre désolée de son ami, lui répondit :

Mon cher Buloz,

On ne saurait être frappé d'un plus grand malheur que celui qui vient de vous atteindre. Aussi vous et votre pauvre femme, je vous plains de tout mon cœur, car il n'y a point de consolation à une telle peine, sinon dans les enfants qui vous restent, et sur lesquels se concentrera toute votre aiTection. Cependant ne repoussez pas les marques d'intérêt de vos amis, lesquels, j'en suis sûr, ne vous auront point manqué. Pour moi, il me semble que si j'avais été là en ce triste moment, vous m'auriez accueilh, puisque vous avez bien voulu me montrer tout votre chagrin. Je vous remercie ; c'est vous souvenir, avec cette malheureuse mère, que je suis parmi les plus anciens, pour qu'elle s'assure avec vous de toutes mes sympathies.

Votre dévoué à tous deux,

23 mars 1846.

Page 1