‹ François Buloz et ses amisChapitre 62 sur 212 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

2. Nouveaux Lundis, t. XII : Madame Desbordes-Valmore, Sa vie et sa correspondance.

allusion à une prétendue habitude contractée par Brizeux, et repoussant cette candidature : a Nous avons bien assez de M. de Musset! »

La lettre suivante est écrite de Sorrente, où Brizeux se trouvait en 1840, déjà atteint du mal qui devait, neuf ans plus tard, l'emporter, et cherchant là un soleil plus clément que celui de sa patrie.

Sorrente, 24 septembre 49.

Ne croyez pas, mon cher Buloz, que je vous aie oublié durant ce long voyage, entrepris pour le soin de ma santé. Je suis encore tout à vous, et à la Bévue.

Il est vrai, le roman en prose que je vous annonçais, n'est pas encore prêt, ma pensée naturelle, la poésie, m'a encore entraîné, et ce sont trois histoires en vers que je puis vous envoyer.

La première de ces histoires, dans Tordre de la publication, n'attend devons qu'un appel pour vous être adressée : c'est tout à fait un petit roman, et dont j'espère beaucoup, et je dis, selon mes forces..

La seconde sera dédiée à notre ami Alfred de Vigny..

Ces trois histoires peuvent, avec quelques vers ajoutés à ce que publiera la Revue^ former un volume de 2 400 vers.

Mon intention est de les tirer à part, et de 4es éditer successivement, puis de les réunir après la troisième publication, sous un titre commun. Si vous, le premier éditeur de Marie (et je m'en souviens), voulez vous charger de ce nouveau Ifvre, vous aurez un nouveau droit à ma reconnaissance.

Vous le voyez, les frais de remaniement seront à peu près les seuls.

Après ces trois poèmes; j'ai un petit traité d'esthétique, presque entièrement achevé et que je vous destine.

Ensuite le roman en prose.

Répondez au plus vite, mon cher Buloz, au plus ancien, sinon au plus actif des vôtres, et croyez-moi votre tout dévoué,

S'il vous plaît, mes obéissances et mes souvenirs à votre dame : j'attends quelques détails sur votre famille. C'est mon tour pour vous dire quelque chose de ma santé, elle se trouve fort bien de ce climat, et des eaux thermales qu'une grave infirmité commençant avait rendues nécessaires.

Puissé-je quelque temps encore prolonger mon séjour! Vous voyez que je ne m'y endors pas^

Un autre Breton fervent, Emile Souvestre, fut accueilli à la Revue en 1833. J'ai sous les yeux sa correspondance avec F. Buloz, il dut beaucoup à ce dernier, comme conseils et direction à ses débuts.

En 1828, je crois, il avait écrit un drame reçu aux Français. Ce drame fut interdit. Son rêve était de revenir à la scène, je ne sais pourquoi, car il n'y eut jamais de succès, et il restera, malgré ses quelques œuvres dramatiques, l'auteur des Derniers BretonSy et du Philosophe sous les toits.

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