‹ François Buloz et ses amisChapitre 67 sur 212 · CHARLES NODIER · texte numérisé non relu

CHARLES NODIER

sec, froid, concis, surveillant ses moindres émois, que Nodier, premier romantique peut-être, a gaillard qui faisait le bonhomme et avait toujours la larme à l'œil* p.

Concernant l'imagination complaisante de Nodier, on a raconté ceci :

Un jour, Castil-Blaze vante devant Nodier le mérite de Weber, dont on donnait alors, à l'Odéon, le Robin des Bois. Nodier s'exclame, s'enflamme aussitôt, et déclare éprouver pour cette partition de Weber un vif enthousiasme. Mais Castil- Blaze : « Vous l'avez donc entendue?

— Sans doute d, affirme Nodier, et il rappelle à Blaze qu'il venait chaque jour à l'époque des répétitions le chercher pour le mener à l'Odéon.

« Mais avant d'entrer, je vous reconduisais chez vous? continue Blaze. Et Nodier : — C'est ma foi vrai! t>

C'est ainsi que Nodier croyait avoir entendu Weber. ... Ah! romantisme! Une autre fois, n'at-il pas, dans sa généreuse admiration, découvert à Sir Walter Scott, le front d'Homère, et le sourire de Rabelais? et il n'avait vu, en Ecosse, que son buste... Alfred de Vigny, qui le vit en personne, chercha vainement ce front, et ce sourire...

Le salon de Charles Nodier à l'Arsenal, ses soirées présidées par la belle Marie Nodier, et

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