Y. Cousin à F. Buloz, 1836, inédite
VOUS le rappelle donc pour celte Bévue, c'est un nom à désirer que celui de Cousin, quand l'article ne serait pas très amusant, c'est d'ailleurs un article non payé', mais il paraît désirer une douzaine de tirages à part. Tàciiez d'accommoder cela, et de le satisfaire pour les relations futures possibles^.
Sainte-Beuve a écrit : a J'ai éprouvé de la part de Cousin à des époques difl'érentes, diverses sortes de procédés, et à une certaine époque, les meilleurs, les plus cordiaux, et les plus empressés. »
L'époque des bons procédés, de 1836-1837 à 1840, c'est l'époque où Cousin, grand maître de l'Université, nomma Sainte-Beuve à la Mazarine. Pourtant, même à cette époque, et non sans raison, celui-ci se méfiait, et écrivait à Juste Olivier avant de partir pour Lausanne : t Si on l'écoute, il me nuira. »
Cette nomination, on le sait, n'alla pas sans difficultés, le Sainte-Beuve républicain ne 'voulant rien recevoir du ce tyran ». Voici l'intéressant entretien que Dubois (du Globe) eut avec F. Buloz^ à ce sujet; il fait partie de ses mémoires inédits, et éclaire bien des points inconnus.
« En 1838, dit F. Buloz à Dubois, lorsque je tourmentais M. Mole pour faire quelque chose
1. D'après ceci, cet article devait être le premier (lue Cousin écrivit pour la Revue, 1*' décembre 183G, Visite ù l'École primaiie de Harlem.