‹ François Buloz et ses amisChapitre 90 sur 212 · Id · texte numérisé non relu

Id

qu'il a faites dans sa correspondance, ou ses cahiers, demeurent donc, encore à cette heure, les seules garanties de la rédaction anonyme de Sainte-Beuve aux deux Revues.

C'est par Hugo que Sainte-Beuve fut mis en relation avec la Revue des Deux Mondes. Au début de la fondation (en avril 1831) le directeur vint demander au poète des Orientales sa collaboration, et celui-ci l'engagea à frapper aussi à la porte de Sainte-Beuve ; Hugo écrivit à son ami :

«... Permettez-moi de vous adresser M. BulosS directeur de la Reloue des Deux Mondes, recueil qui se régénère, et qui serait bien puissamment rajeuni si vous vouliez y coopérer. M. Bulos, qui, je crois, vous plaira beaucoup, désire vivement vous entretenir de cette affaire.

» Faites pour lui, je vous prie, tout ce que vous pourrez-... »

Aussitôt à la Revue, Sainte-Beuve s'applique à servir le grand homme; sa reconnaissance qu'on a niée, se manifesta, il me semble, aussitôt et de la façon qui put plaire davantage, non seulement par des articles louangeurs, qu'il signa, mais par ces petites notes de rappel au public, dont il usa et abusa pour Hugo. On a vu celle qu'il glissa sous une autre signature, à la suite de leur rupture; en 1833, après la critique de Planche

1. Le nom de Buloz est souvent écrit par les contemporains avec un s.

Page 1