‹ François Buloz et ses amisChapitre 97 sur 212 · La Revue Parisienne n'eut que trois numéros · texte numérisé non relu

La Revue Parisienne n'eut que trois numéros

teur (le la Revue va être nommé Commissriire royal. S'il se retire, qui en sera le chef? Bonnaire ne pourrait tenir longtemps à cette ruJe manœuvre... et si on vendait la Revue. « C'est un vaisseau qui coulerait sous nous, très probablement »... Aussi Sainte-Beuve ne fut-il jamais partisan de la vente quand, dès 1839, il en fut très sérieusement question.

Cependant cette admiration souvent manifestée, et une fidélité de dix ans, n'empêchèrent pas les brouilles; avec la Revue il y en eut, certes, et je pense que Planche fut l'auteur d'une des premières, avec son article sur les Pensées d'Août. Sainte- Beuve le jugea sévère à son endroit, il se froissa (et en vérité comme ces auteurs étaient susceptibles) S il se froissa surtout de la fin de l'article, car Planche reprochait au poète son manque de clarté, mais après des louanges délicates, qui auraient dû lui plaire (d'ailleurs ce livre n'est pas son meilleur livre, il s'en faut). — Ceci se passait en octobre 1837, époque où Sainte- Beuve se préparait à partir pour Lausanne, et à y faire son cours sur Porl-Royal... A la suite de l'article de Planche, Sainte-Beuve boudera la Revue, ne lui donnera pas la chronique sur les Mémoires de La Fayette, qu'il devait publier avant son départ, et il écrira à F. Buloz :

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