‹ François Coillard (volume 2)Chapitre 122 sur 138 · Voy. ci-dessus, p. 1 45-i · texte numérisé non relu

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1857), à la chapelle de la rue Madame. Il paraît que mon pauvre petit discours, dont j’étais si mal content, réchauffa son zèle et son amour pour les missions. Je la vis pour la première fois dans le jardin de la Maison des Missions; elle était venue avec sa sœur faire une visite à M. Casalis et je ne sais pourquoi je fus appelé à faire une partie des frais de l’entrevue. »

O11 raconte qu’entre autres choses, Coillard montra à ces dames des souliers que les élèves missionnaires apprenaient à fabriquer ; dans le nombre il s’en trouvait un qu’il avait fait lui-même. « Je vois, dit Mlle Chrislina, que vous savez faire un très joli soulier, mais sauriez-vous en faire une paire? » Ces paroles, dites sur un ton plaisant et sans arrière-pensée, retentirent singulièrement dans le cœur du jeune homme.

« Voyant mon départ approcher, continue Coillard, je confiai les sentiments de mon cœur à M. Casalis et à Mme André et plus tard à M. Berger. Mme André, toujours bonne comme une tendre mère pour moi, me promit de donner une soirée où j’aurais occasion de voir MUc Mackintosh. Le soir indiqué, je volai au salon de Mme André. J’y trouvai, en effet, MUe Chrislina Mackintosh et sa sœur, mais aussi une foule de personnes qui encombraient les appartements. Je me sentis si mal à l’aise que je saisis la première occasion pour prendre congé de cette bruyante société et me relirai seul avec ma tristesse et désappointé. Je désespérais d’avoir une autre occasion de la voir. J’étais si fâché que Mme André-Walther s’y fut prise de cette manière que je me tus complètement, craignant une répétition de ce qui s’était passé. Mais le Seigneur se souvint de moi, car je rencontrai ensuite, comme fortuitement, mon amie dans toutes les soirées, et, chose singulière, j’eus toujours l’occasion de lui parler et de l’entendre : ce fut chez la comtesse

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