EXAMEN
« Veuillez agréer mou humble demande, Monsieur, me faire bientôt connaître votre décision à mon égard et m’excuser de ce que j’ai pris la liberté de vous écrire.
« Recevez, Monsieur, les sincères salutations et les respects de votre tout dévoué serviteur qui ose se dire d’avance, votre tout dévoué élève,
F. Coillard,
Elève à l’institut de Glay.
M. Jaquet accompagna cette lettre d’un court billet où il recommandait son élève « avec de nouvelles et vives instances ».
Le ier décembre i852, le Comité de la Société des Missions décidait de faire examiner ce jeune homme par quelques pasteurs de la région de Montbéliard, dans l’espoir qu’il pourrait peut-être être reçu dans l’Ecole préparatoire de Batignolles.
Cet examen devait rouler :
i° Sur les principes religieux du candidat ;
2° Sur la sincérité de sa piété, autant que les hommes en peuvent juger;
3° Sur la réalité de sa vocation missionnaire, en s’assurant que ni l’imagination, ni l’ambition, ni aucun motif étranger à la religion ne l’animent ;
4° Sur son aptitude pour les études et le saint ministère ;
5° Sur l’état de santé du candidat.
En un mot, l’examen devait rouler sur « tout ce qui peut éclairer le Comité sur la question à résoudre, à savoir si le jeune homme est appelé par le Seigneur à aller annoncer l’Evangile aux païens ».
Le 16 décembre 1862, l’examen avait lieu à Montbéliard, et les pasteurs Auguste Sabler, de Montbéliard, Auguste Macler, d’Héricourt, et Eugène Berger, de Beaucourt, déclaraient avoir été entièrement satisfaits des réponses du candidat.
« Nous croyons, écrivaient-ils, que ce jeune homme a véritablement donné son cœur au Seigneur. Nous croyons également qu’il a fait des expériences sérieuses, qu’il connaît son cœur et qu’il est engagé dans le combat de la foi. Il paraît que ce n’est pas légèrement, mais après de mûres réflexions, qu’il s’est décidé à embrasser la carrière missionnaire.