‹ François Coillard (volume 2)Chapitre 80 sur 138 · J. M. E., 1904, 2e sem., p. 4o3-4o · texte numérisé non relu

J. M. E., 1904, 2e sem., p. 4o3-4o

F. COILLARD

Mercredi 2j juin. — Je suis à peu près décidé pour les examens d’août.

Lundi 2 juillet i855. — Je me remets au travail, mais je n’ai pas beaucoup de zèle pour la prière. Je croyais m’être levé à 3 heures, il était déjà 4 heures.

Seigneur mon Dieu ! je sais que c’est en vain que je me lève matin, et que je me couche tard, si toi tu ne me sondes et ne bénis mon travail. Aussi je me repose sur toi, sur toi seul, mon Dieu!

Lundi g juillet. — Seigneur mon Dieu ! Ma foi défaille ! et tu le vois. Humainement parlant, je ne devrais point penser aux examens d’août, et même je crains de te tenter en te priant; mais, mon Dieu, tu sais que le désir qui me pousse, c’est que ta gloire paraisse. Rien ne t’est impossible, et pourquoi, Seigneur, pourquoi, je t’en supplie, voudrais-tu confondre ma foi déjà si chancelante en m’abandonnant à mes propres forces? Je m’appuie sur toi, je t'invoque et d’autres t’invoquent pour moi. Eh bien, tu ne peux pas, tu ne peux refuser de m’entendre !

Ce n’est pas pour moi, c’est pour toi seul. Eh bien, glorifie-toi, Jésus, dans ma faiblesse, dans mon ignorance ! Je ne m’attends qu’à toi seul !

Dès lors Coillard ne cesse pas, dans son journal, de prier pour ses examens.

Enfin le jour fatal est arrivé.

Vendredi io août i855. — Je vais me rendre à l’Académie. « Mon âme, pourquoi t’abats-tu, et pourquoi frémis-tu au dedans de moi? Attends-toi à Dieu car je le célébrerai encore, son regard est la délivrance même. » (Ps. xlii.)

Échoué pourtant et avec tous mes amis !

{Autobiographie .) — J’eus, pendant les épreuves écrites, un

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