‹ François Coillard (volume 2)Chapitre 84 sur 138 · ÉVANGÉLISATION · texte numérisé non relu

ÉVANGÉLISATION

les autres à des réunions soit de chant soit d’édification. Si à cela vous ajoutez encore mes études que je ne puis négliger, vous ne vous étonnerez pas si je vous dis que réellement j'ai fort peu de temps disponible, et que ce que je pourrais en avoir n’est jamais inoccupé.

Coillard se servait d’un accordéon pour les leçons de chant ; il fit étudier le cantique de Pâques et les chants de V Apocalypse d’Ami Bost et les fit exécuter à Bourges et à Asnières le jour de Pâques. Il s’occupait aussi activement de l’école du dimanche et, à plusieurs reprises, il dut faire l’un des services à Asnières ou à Bourges.

[Autobiographie .) — J’occupais, près de la vieille chaumière de ma mère, deux chambres qui devinrent bientôt un centre d’attraction et d’activité. Des lectures et des études bibliques que je commençai avec ma mère et mes sœurs, se transformèrent bientôt en réunions pour lesquelles mes deux chambres et le corridor ne suffisaient pas, et cela deux fois la semaine. Toutes les autres soirées étaient pour la jeunesse qui se pressait autour de moi. J’avais d’abord invité quelques-uns de mes amis à venir chanter des cantiques; ce fut le commencement de réunions de chant qui devinrent si populaires parmi la jeunesse que je pouvais, n’importe quand, en dehors des heures de travail, convoquer une réunion et on y accourait. Ce fut une nouvelle vie dans cette église si saturée de l’Évangile. C’était comme un souvenir et un écho des bons vieux temps de la famille Bost. Aussi grande fut l’émotion de l’assemblée quand, placés sur la tribune, nous entonnâmes un de nos chœurs. Je me donnai tout entier à ces réunions d’évangélisation et de chant. Et Dieu sait le bien qu’elles ont fait ; elles m’en ont fait à moi.

F. COILLARD

Ces réunions groupaient jusqu’à cinquante et soixante personnes. Un soir il y eut tant de monde pour la réunion d’édification que le plancher du petit appartement occupé par Coillard, à un premier étage, faillit céder.

Durant ce séjour à Asnières, Coillard eut encore bien souvent des détresses. Le travail de sanctification se poursuivait douloureusement en lui; mais avec les habitants d’Asnières, « les banne-

Asnières — L’Aujonnière

La maison la plus haute, au fond à gauche, est celle où Coillard tenait ses réunions

tons » comme on les appelle dans la région, il était gai et d’humeur égale.

« J’allais, le matin, allumer son feu pour réchauffer son café, raconte un de ses voisins d’alors, plus jeune que lui de neuf ans ; vers 7 heures, avant que j’aille en classe, nous faisions la prière tous les deux, et presque tous les soirs, il venait faire le culte chez nous.

« Quand j’étais en congé, ou après 4 heures lorsque j’avais l’école, nous allions quelques-uns avec lui nous promener dans

Page 1