‹ François CoillardChapitre 105 sur 282 · TRISTES DIMANCHES · texte numérisé non relu

TRISTES DIMANCHES

résurrection, la communion de ses souffrances... » J’ai été très béni.

Hier, j’ai arrangé l’allée qui va au tombeau. Quel charme dans cet endroit si calme, si retiré 1

« Et maintenant qu’est-ce que l’avenir me réserve1? Je n’en sais rien. Je devrai, sans doute, boire jusqu’à la lie la coupe que mon Père m’a préparée. Il me donnera la grâce de le faire avec soumission et humilité. »

Parfois, la détresse l’emporte :

i5 novembre . — C’est le troisième dimanche ! O mon Dieu ! ces dimanches ! ces soirées! ces nuits!... Je n’v tiens plus.

Cependant une joie profonde surgit au milieu des larmes.

Il s’opéra alors un réveil des consciences dans le personnel de la maison de Coillard. De ce nombre étaient Sémondji et Nyondo.

Peu après, Coillard se rendit à Léalouvi, où il était allé, un mois auparavant, avec sa femme.

Léaloniji, samedi 21 novembre. — Je vais chez le roi. J’aurai avec lui une entrevue pénible, douloureuse à plus d’un égard. Mon Dieu, soutiens-moi !

11 dut subir de nombreuses visites de condoléances, les moqueries des femmes ; le soir, il reçut le roi qui restajusqu’à 1 1 heures :

ce Et maintenant que vas-tu faire ? te remarier, n’est-ce pas? commença-t-il, en me regardant avec un air qui semblait dire : « C’est bien maintenant, nous avons mis nos

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