‹ François CoillardChapitre 108 sur 282 · Rapport sur la station de Séfoula · texte numérisé non relu

Rapport sur la station de Séfoula

2 52 F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

notre faiblesse ne permet pas que nous voyions plus d’un pas devant nous, autrement nous reculerions d’épouvante et le courage nous abandonnerait. Que de fois nous nous demandions, avec ma chère femme, comment finirait cette année qui s’annonçait avec un ciel si nuageux. Eh bien ! elle a passé lentement, lourdement, comme un cauchemar que le réveil même n’a pas la puissance de dissiper, comme une terrible nuit d’orage et d’affreuses ténèbres. Elle va disparaître, elle laisse encore après elle les ténèbres et les orages, les épreuves et les larmes. « Mais Dieu est notre refuge et notre force, notre secours dans les détresses et fort aisé à trouver. C’est pourquoi nous ne craindrons point, quand même la terre se bouleverserait et que les montagnes se renverseraient dans la mer. » (Ps. xlvi, 2-3.)

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