DÉPART RETARDÉ
Puis Coillard attendait celui qui devait le remplacer à Léribé ; en partant, il avait écrit aux églises 1 :
« Nous ne partirons pas pour le Zambèze sans avoir quelqu’un qui me remplace. Ne se trouvera-t-il pas quelqu’un dans le courant de l’année? Parmi les pasteurs que je connais et que j’aime, n’en est-il vraiment aucun qui se sente appelé à venir à notre secours? Il se trouvera, je l’attends, et alors je partirai, sans arrière-pensée et joyeux, pour aller plus loin. y>
Ce remplaçant se trouva en la personne de M. Jacques Weitzecker, pasteur à Nice et vice-modérateur du synode des églises des Vallées vaudoises du Piémont2 3.
M. Weitzecker avait fait la connaissance de Coillard en 1 88 1 , au synode de ces églises. En janvier 1882, lors de la visite de Coillard à Nice, il se sentit très attiré vers la Mission. E11 automne 1882, il offrait ses services au Comité de Paris et enfin, le 9 novembre 1 883 , après avoir été retenus, pendant près d’une année, par des circonstances indépendantes de leur volonté, M. et Mrae Weitzecker partaient pour l’Afrique.
Lorsque Coillard avait présenté son projet de mission au Comité, celui-ci avait décidé d’envoyer, dans le voisinage plus ou moins immédiat de la vallée des Barotsis, une expédition chargée de reconnaître le terrain et munie de pleins pouvoirs pour fonder une station K
Mais une forte réaction contre cette nouvelle mission s’était produite en Europe après le départ de Coillard et celui-ci écrivait à Georges Appia (23 août 1 883) :
« Que dire de ce mouvement national qui se fait en