AUX VALLÉES VAUDOISES
transporte les montagnes, que de nombreuses vocations se révèlent parmi nos jeunes gens chrétiens ! »
Le 28 août, il quittait Contrexéville, passait par Rothau, où il faisait visite à la famille Boegner, puis, « réconforté et vivifié, » il partait pour les Vallées vaudoises du Piémont où il assistait, avec M. Louis Jalla, au synode de l’église vaudoise.
« C’est un temps de fête, écrit-il1. Mais je sens combien, dans des circonstances pareilles, il faut veiller pour que notre vie ne s’évapore pas et pour que nous ne devenions pas des cymbales bruyantes. »
Dimanche 6 septembre i8g6. — Grande réunion à Saint- Jean. J’ai bégayé. O mon Dieu! pardonne! Mais tu peux te glorifier même par l’infirmité de tes enfants et tirer le bien du mal.
Le jeudi 10 eut lieu la consécration de M. Auguste Coïsson2, missionnaire, désigné pour le Zambèze.
Coillard jouit beaucoup de son séjour à La Tour.
J’ai de la joie à cultiver tous ces amis. Quel puits d’érudition, quel foyer ardent que M. Georges Appia! Son fils Henry, beaucoup plus calme, ne l’est pas moins.
De là, Coillard revint à Turin, puis, par Genève, il se rendit à Sainte-Croix (canton de Vaud) pour l’assemblée annuelle des étudiants. A peine débarqué, il se rend à leur réunion (23 septembre) :
Leur chant me saisit; puis ils s’assirent et, sans un seul mot d’introduction, on me fit signe qu’on s’attendait à ce