‹ François CoillardChapitre 162 sur 282 · A Alfred Boegner, Luserne-Saint-Jean, l\ septembre · texte numérisé non relu

A Alfred Boegner, Luserne-Saint-Jean, l\ septembre

2. Originaire des Vallées vaudoises, M. Coïsson travaille encore au Zambèze.

3Ô0 F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

que je parlasse. Je parlai sur la vocation du jeune serviteur de Jésus-Christ et sur son entière consécration. Ce ne sont pas là des banalités, mais je parlai d’une manière banale.

Le soir, réunion au temple qui était bondé. M. Henri Junod de la Mission romande, M. Edmond Perregaud des Achantis, M. Alfred Bertrand parlèrent et je parlai ensuite. Là encore, je ne me sentis pas à la hauteur de cette belle occasion et je sortis profondément humilié. Mais pourquoi tous ces insuccès? C’est, je le sens, de l’amour-propre, un orgueil invétéré. Sans que je m’en rende compte, le succès apparent d’une réunion flatte ma vanité. Mais, comme elle sait se déguiser cette vanité !

Après avoir visité quelques amis dans le canton de Vaud, Coillard repassa par Paris, pour se rendre à Londres et à Liverpool.

Londres , ^ octobre i8g6. — Je me sens profondément abattu. Oh! pourquoi dois-je parler en public? Si seulement je pouvais retourner en Afrique et m’y cacher! Je suis ignorant, désespérément incapable.

Liverpool , 7 octobre1. — Hudson Taylor parle avec une simplicité et une puissance admirables. Je l’aime et je ne m’étonne pas qu’on l’aime. Il m’a donné 3 livres sterling pour la mission, avec quelques bonnes paroles : « Vous ne savez pas comme vous êtes aimé. » Ah! c’est vrai, mais ce n’est pas que je sois aimable.

Après la première réunion à Liverpool :

8 octobre. — Je suis un étranger et la glace n’est pas

1. C’est à Liverpool (16 octobre) que Coillard vit l'évêque Ryle, son « père en la foi ». Voy. Éd. Favre, François Coillard , enfance et jeunesse , p. 89, n. 1.

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