‹ François CoillardChapitre 169 sur 282 · EN BERRY · texte numérisé non relu

EN BERRY

partie ! Ah ! si nous avions quelque chose de cet enthousiasme pour notre Roi, l’évangélisation du monde serait une marche triomphale 1 »

Coillard revint à Paris, et prit part (20 juin) à la réunion commémorative de la mort d’Escande et de Minault, assassinés à Madagascar. Peu de temps après, il se rendit dans le Berrv.

23 juin. — J’ai voulu revoir tous les lieux de mon enfance, Beauregard, le Val-du-Cher. Et puis j’ai vu aussi quelques personnes qui m’ont connu autrefois. Comme tout ce passé est revenu à mon esprit ! Que les voies de Dieu sont admirables ! Je revoyais encore le pacage où je ramassais des champignons, le Cher où je pêchais le goujon, la plaine et le bois où je paissais des dindes. J’ai été voir la vieille dame Charles Pillivuyt qui était hors d’elle-même de joie.

A.snières-lès-BourgeSj 26 juin. — J’ai été heureux de revoir le vieux pasteur de Pau, M. Alphonse Cadier1. Un sermon — son premier à Asnières, le premier dont je me souvienne — qu’il prêcha sur l’amour de Dieu m’impressionna beaucoup. Et ma mère disait en sortant : ce Sa figure en dit autant que ses paroles. »

« C’est bon de se souvenir du roc dont on a été tiré et d’admirer les voies d’un Dieu d’amour 2. y>

1. Voy. Éd. Favre, François Coillard, enfance et jeunesse , p. 38. Le 29 juillet 1896, de Léalouyi, Coillard écrivait à M. Alphonse Cadier : « Fêtais un tout petit garçon quand je vis, un jour, à Asoières, un jeune homme très pâle et très sérieux monter en chaire; il prêcha avec un calme et une douceur qui me frappèrent beaucoup. Ma bonne mère pleurait et elle n’était pas la seule : « Mon enfant, me dit-elle, c’est le cousin Cadier, il est tout plein de l’amour du bon Dieu. » Et vous vîntes nous voir chez nous; mes yeux étaient aussi avides que mes oreilles. » M. Cadier est mort à Pau le 3o mai 1911, à l’àge de quatre-vingt-quinze ans.

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