‹ François CoillardChapitre 170 sur 282 · Lettre à Alfred Boegner, Foëcy, 26 juin · texte numérisé non relu

Lettre à Alfred Boegner, Foëcy, 26 juin

F. COILLARD

MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

Coillard éprouva de grandes tristesses au sujet de sa famille, mais en revanche :

J’ai eu bien du plaisir à refaire la connaissance de François Clavier, le fils de mon ami Jacques Clavier, un digne et brave chrétien. Nous avons tous été déjeuner chez lui et j’ai eu, avec lui, une bonne conversation, qui m’a rappelé celles que j’avais eues avec son père1.

Puis une tournée des plus actives, avec Sémondji, commença dans le sud-ouest de la France.

Mazamet , ij juillet i8gy. — Mon jour de naissance. Que de bénédictions ! Mais le soir s’avance, les ombres s’allongent, la nuit vient. Plus que jamais c’est vrai pour moi : vivre c’est Christ . Lui seul est digne d’ètre le but de la vie; et lui seul peut en être le principe, la source et la force, lui le Christ — Point de Dieu, mon Sauveur. Oh ! fais-moi l’honneur et donne-moi la joie de ne vivre que pour toi, moment par moment, avec toi, en toi, toujours, éternellement.

Coillard revint par Genève et Belfort dans le pays de Montbéliard : au Magny-Danigon, à Glay, à Montécheroux, les souvenirs surgissent nombreux.

Montécheroux y ij août. — Le vénérable M. Paur 2 me reçut comme un fils, m’étreignit de ses bras et pleura. Entré dans la maison, il éclata en prière, tout aussi naturellement que s’il avait parlé à quelqu’un qu’il voyait dans la

1. Voy. sur Jacques Clavier, surnommé, à Asnières, Jacques Bellay, Ed. Favre, ouvr. cité , p. ai5 et suiv., où il est mentionné sous les initiales J. B.

2. Mort le 3o juin 1900, à Fàge de quatre-vingt cinq ans. Voy. sur la première rencontre de Coillard avec J.-E. Paur, Éd. Favre, ouvr. cité, p. 123-124.

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