‹ François CoillardChapitre 171 sur 282 · J.-E. PAU R · texte numérisé non relu

J.-E. PAU R

chambre. Il a sur sa figure la sérénité du ciel. Cher M. Paur, quel apôtre ! Pour lui, la prière est devenue une seconde nature. A chaque instant, à table, au moment de sortir, en causant, sans avertissement aucun, il rend grâces. 11 est toujours en la présence de Dieu.

Coillard fit une nouvelle cure à Contrexéville (3i août- 1 8 septembre 1897) durant laquelle il travailla continuellement, se levant à 3 et 4 heures et se couchant à 1 1 heures. Outre une énorme correspondance et des épreuves à corriger, il écrit une préface à Y Evangélisation, principes et pratique, par Arthur F. Pierson % et la conclusion « qui ne vaut absolument rien », dit-il, de son volume Sur le Haut-Zambèze.

Du 20 septembre au 3o octobre, Coillard parcourut la Suisse ; puis par Saint-Etienne, Lyon et Dijon il gagna l’Alsace (8-18 novembre) ; de là par Paris (20-26 novembre), il se rendit à Londres (26 novembre), où on lui remit le premier exemplaire de son volume en anglais1 2; peu après, paraissait, en français, le volume Sur le Haut-Zambèze :

Quel accueil lui fera-t-on ? Quel bien, surtout, fera-t-il ?

Il finit l’année en Écosse.

(( Je suis un peu effrayé du programme d’ici3. Les réunions sont en général sur une grande échelle et, pour la dernière, qui doit avoir lieu à YAssemblij Hall le 2 3 décembre, on parle de deux mille personnes. Je trouve que, malgré leur proverbiale sobriété, les Ecossais, aussi bien que les Français, tombent, au sujet des individus, dans de déplorables exagérations. Les coups font mal, même les coups d’en-

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