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LE ZAMBEZE MISSION FRANÇAISE

vous supplier d’y envoyer des Français, des hommes de valeur. Y voyez-vous un manque de foi et de confiance en Dieu? Je suis jaloux pour ma patrie et pour les églises de mes pères. »

oc II faut que vous, je veux dire le Comité que vous personnifiez, vous veilliez très sérieusement à ce que l’élément français prédomine au Zambèze soit par le nombre, soit surtout par la valeur. Ce que je dis là est d’une urgente importance. »

Coillard presse le Comité de prendre des décisions.

« Elles auront certainement une portée immense1 sur le caractère et l’avenir de la mission, et j’allais ajouter même de la Société. »

Le Comité décida, en automne 1897, l’envoi au Zambèze de deux missionnaires français : l’un se retira très vite après cette décision; « des difficultés obstruaient encore le sentier de l’autre, » M. Daniel Couve.

« Votre décision, écrit Coillard au Comité2, n’en demeure pas moins un gage de la sollicitude dont vous entourez votre jeune mission. J’en suis profondément touché et mes chers collègues, à la brèche là-bas^, ne le seront pas moins. Je n’ignore pas tout ce qu’il a fallu de foi, d’amour et de fermeté pour prendre une décision pareille. Si elle va réjouir un grand nombre de nos amis, elle ne manquera pas, je le sais, de vous attirer les critiques acerbes de ceux dont les horizons pour le règne de Dieu sont plus bornés que les

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