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Pari 1, 21 novembre

MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

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vôtres. C’est en tremblant que j’attendais cet effort de votre part.

«Vous avez compris, mes vénérés frères, qu’au milieu de ce courant, bien légitime certes, qui nous entraîne vers Madagascar, il fallait affirmer nettement votre intention de poursuivre en Afrique vos missions conquérantes et, par un renfort devenu urgent, fortifier ces hommes qui luttent dans un isolement décourageant et qui sont près de succomber à une tâche si grande et si dure.

((Vous ne pouviez pas faire moins. Je dirais même, au risque de paraître indiscret, qu’il faudrait faire encore plus. Si nous voulons conserver ce joyau de grand prix, la mission du Lessouto et celle du Zambèze qui en est la fille, et ne pas nous exposer à les voir passer en d’autres mains, il est de toute urgence d’y fortifier, vigoureusement et dès maintenant, l’élément français.

((Vous l’avez dit et vous le soulignez maintenant par ce renfort : nous maintiendrons ! C’est un gage qui nous permet d’ajouter : nous étendrons; et la mission du Zambèze deviendra pour l’Afrique centrale et pour la France, ce qu’a été le Lessouto, une source de grandes bénédictions. y>

M. et Mme Louis Jalla s’étaient embarqués les premiers jours de mars avec M. Georges Mercier, artisan, M. et MmeMann, instituteurs anglais et M1Ie Specht, aide-missionnaire alsacienne. Néanmoins, Coillard insiste, auprès du Comité, pour la constitution d’un nouveau renfort. 11 voudrait que ses tournées fussent terminées en juin afin qu’il puisse prendre quelque repos et préparer son départ. 11 craint de mécontenter les églises qu’il ne pourra pas visiter, mais il ne veut pas faire une tournée haletante, une course au clocher.

«Je demande1 que le Comité prenne entièrement sur lui

i. Lettre à Alfred Boegner, Esquéheries, 18 mars 1898.

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