F. CO I LL A. RD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE
(c Mettons la main sur la bouche : C’est l’Eternel qui l’a fait. » Adorons dans les larmes ses voies mystérieuses. Mais ne nous abattons pas en perdant courage. Ce qui est vrai de chaque chrétien en particulier s’applique à tous. « Il émonde tout sarment qui porte du fruit; mais c’est afin qu’il porte encore plus de fruit. » C’est une opération douloureuse que cette taille de la vigne, cette mutilation du cep; mais d’elle dépend la vendange. Je voudrais le crier bien fort à toutes les églises, à ces milliers de chrétiens dont j’ai senti battre le cœur, à ces ruches d’abeilles qui s’appellent Zambézias. De toutes ces afflictions, nous attendons de grandes bénédictions pour nous-mêmes tout d’abord et pour l’œuvre que nous faisons en commun. « C’est pourquoi, mes bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain devant le Seigneur. » (i Cor. xv, 58.) »
Le lendemain, Coillard écrit à Alfred Boegner. comme un postscriptum confidentiel :
« Je sais par expérience que le déboire et l’humiliation nous sont salutaires. Trop de soleil nuit au parfum des ileurs et à la suavité des fruits et c’est par la trituration que les plantes répandent leur parfum. Ah! puissions-nous omme individus tout d’abord, et comme mission aussi, répandre en tous lieux le parfum de Christ qui est en nous, qui est la vie et qui donne la vie ! Je suppose que vous aussi vous avez quelquefois à lutter contre les attaques du découragement. Je comprends mieux que jamais que saint Paul ait résumé toute sa carrière de chrétien et de missionnaire dans ces mots : <r J’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la foi. »
« Nous ne voudrions pas nous enfuir du champ de ba-