MORT DE LIÉNARD
Dieu pardonne notre incrédulité et notre manque de confiance ! Non ! le temps des miracles n’est pas passé, des miracles de la grâce et de l’amour de Dieu. Mais ce que nous oublions très volontiers, c’est que la prière est inséparable de la sainteté. Les trésors dont Jésus a la clef sont ouverts, mais ouverts dans leur plénitude pour ceux qui demeurent en lui, qui font ses commandements, et non pas pour ceux qui prennent l’intensité de leur désir pour de la foi. C’est étonnant comme l’adversaire contrefait tout, même les grâces de Dieu, et comme nous nous y laissons facilement prendre. »
En juin 1900, Coillard avait cru pouvoir écrire1 à propos des épreuves qui avaient fondu sur le grand renfort :
« Aujourd’hui il semble que l’ouragan soit passé. »
Le mercredi 6 mars 1901, Coillard apprenait que Liénard était gravement malade à Séfoula depuis le dimanche précédent; les premiers messages ne lui étaient pas parvenus.
(( Oue Dieu ait pitié de nous et de la mission, » s’écrie-t-il.
Il partit le jeudi 7 mars ; lorsqu’il arriva à Séfoula à midi, la fin paraissait proche. Coillard put avoir encore un court entretien avec Liénard. Celui-ci s’affaiblissait graduellement, il était en pleine paix et, à 9 heures du soir, il rendait le dernier soupir « avec tant de calme que nous attendions encore son dernier souille quand tout était fini ».
cc Notre bien-aimé Liénard n’est plus, écrivait Coillard, au Comité2. Dieu l’a pris à lui, après quatre jours de maladie,