‹ François CoillardChapitre 228 sur 282 · SENTIER QUI CONDUIT AU · texte numérisé non relu

SENTIER QUI CONDUIT AU

RETOUR A LEALOUYI 49 1

Goillard passa une semaine à Sénanga (ier-8 octobre) chez M. et Mme Boiteux.

« Le roi continue 1 à envoyer de bons messages. Il se rapproche peut-être d’une manière plus personnelle de nous. La mort de Mme de Prosch l’a beaucoup frappé, et je crois que Je temps n’est pas loin où la prédication silencieuse de nos tombeaux sera entendue. »

A Nalolo, station déserte, M. de Prosch était venu à la rencontre des arrivants (u octobre).

Oh ! le pauvre ami ! Quelle émotion, mais aussi quelle sereine soumission! Comme la grâce de Dieu brille en lui!

Enfin, le 16 octobre, Coillard arrivait à Léalouyi.

Dimanche 20 octobre igoi. — Le culte a eu lieu au village à cause des réparations de l’église. J’avais fait dire d’avance au roi que j’entendais qu’on fît place aux femmes. Il n’en tint nul compte. Quand j’arrivai, je trouvai la maison du lékhotla2 pleine d’hommes : « Où est la place pour les femmes? » — « 11 n’y en a pas », dit le roi. « 11 n’y en a pas, crièrent les chefs, elles s’assiéront dehors! » — « Dehors?... Jamais, aussi longtemps que je suis ici. Elles partageront la place des hommes. » Claquements de langue, on me lance des regards enflammés. En attendant, je rassemble les quelques femmes chrétiennes et Katoka, sœur du roi, je les fais entrer. « Entrez! entrez! est-ce qu’il n’y a pas de place pour les femmes au ciel? Est-ce que le ciel est pour les

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