‹ François CoillardChapitre 245 sur 282 · Avec M. Juste Bouchet · texte numérisé non relu

Avec M. Juste Bouchet

F. COILLARD

MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

« Il nous faut absolument1 quelqu’un de très capable, sous le rapport du caractère et de l’enseignement, comme aussi de la piété. Autrement l’œuvre sera gravement compromise. »

Dès lors, Coillard ne cesse pas, une fois même par télégramme, de rappeler au Comité la nécessité d’envoyer au Zambèze un instituteur expérimenté.

Au milieu de février igo3, Coillard prit la grave décision de se rendre au Cap pour consulter pour sa vue ; il devait y rencontrer une de ses nièces, Mlle C.-W. Mackintosh, venue d’Angleterre sur la nouvelle de la cécité qui menaçait son oncle.

« Il n’est pas du tout question de l’Europe2 3. Il ne faut pas vous faire d’illusions sur mon compte, je n’ai jamais valu grand’chose et maintenant je ne vaux plus rien. Je prêche et c’est encore ma joie, mais l’enseignement me tue et ma correspondance est dans le plus complet désarroi. »

23 février kjo3. — J’ai de plus en plus l’esprit à l’aise au sujet de mon voyage. Oh! que mon Dieu me donne d’aller partout, au Cap comme au Lessouto, avec l’abondance des bénédictions de l’Evangile! Ou’il me donne de l’honorer et de le glorifier !

« Dans deux heures, après le culte public et le déjeuner, je vais partir pour le Cap K C’est toute une révolution dans mes plans et dans mes goûts. C’est ce qui me donne confiance que je suis le chemin du devoir et que j’obéis à une volonté autre que la mienne. Il m’en coûte plus que je ne puis le dire. Voilà mes huit garçons débandés. Les aurai-je

Page 1