‹ François CoillardChapitre 250 sur 282 · Voy. ci-dessus p. 445-447» 464-466 et 5iG · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus p. 445-447» 464-466 et 5iG

2. Léalouyi, ier novembre 1900, impr. dans J. M. E., ier sem., p. 2i2-2i3.

ÜÛO

Non, loin de là. Nous sommes mal outillés en matériel d’école, comme en hommes. »

Coillard semble avoir conçu dès l’origine, à l’égard des plans de Willie, une véritable terreur, comme s’il eût eu le pressentiment que ce retour de Willie et la lutte avec l’éthiopisme devaient jouer un rôle important dans sa destinée1.

Le ier décembre 1900, il écrivait dans son journal, à propos de l’éthiopisme :

Que ce fantôme me fait peur! Dieu permettra-t-il que nous ayons travaillé pour rien?

Le 3o septembre 1902 2 3 :

« L’horizon s’assombrit. Voilà décidément les Ethiopiens qui nous arrivent. J’avais cru que Dieu m’épargnerait cette cuisante épreuve. Il juge bon d’assombrir ainsi le soir de mon ministère, peut-être pour me maintenir dans l’humilité, m’enseigner à prier et augmenter ma pauvre foi. »

Le 3 octobre 1902 * :

« Voici les Ethiopiens qui vont quitter le Lessouto pour venir ici. Oh ! quelle écharde au lieu du réveil que nous attendions. Je me sens abattu et las. La lutte me fait peur. »

Enfin, le 4 octobre 1903 4 :

(( Je frémis à la pensée de la lutte et de la lutte avec un de nos enfants en la foi qui s’est tourné contre nous. »

1. Le mouvement éthiopien ne fut qu’une crise tout à fait passagère ; déjà en juin 1906, la Conférence écrivait : « L’église éthiopienne n’existe plus au Zambèze. » Voy. J. M. E., 1906, 2e sem., p. 333.

Page 1