‹ François CoillardChapitre 263 sur 282 · LA DERNIERE MALADIE · texte numérisé non relu

LA DERNIERE MALADIE

Nous ne devons pas chercher à pénétrer plus avant dans le mystère de ces longues heures, non pas d’agonie — il n’y en eut pas — mais de tête à tête avec Dieu ; il entendait « les chants de la nuit1 » et l’ange qui venait murmurera son oreille les messages d’En-Haut.

Quand comprit-il que sa fin était proche ? Le mardi soir 24, il dit à M. Adolphe Jalla :

« Nous ne devons pas aller à l’encontre de la volonté de Dieu. »

Faisait-il allusion à ses souffrances ou à sa fin ?

Le mercredi soir, M. Voila lui donna la main, puis, au bout d’un moment, croyant le déranger, il la relira ; alors Coillard le regarda et dit :

« Donnez-moi la main. »

Jusqu’au mercredi soir (26 mai), on peut dire que Coillard avait sa connaissance, bien qu’intermittente et atténuée. Ce soir-là, comme les missionnaires, après avoir chanté un cantique, allaient se retirer, il dit :

« Remerciez beaucoup toutes ces dames. »

Vers 10 heures et demie, il dit encore, très faiblement, à M. Voila qui voulait lui arranger ses coussins :

«Il ne faut pas me déranger. »

Tout le reste de la nuit, il sommeilla, ouvrant de temps en temps les yeux et regardant fixement M. Voila qui veillait.

Le jeudi 26 mai, c’était le coma; cependant, à 6 heures du soir,

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