LA DERNIERE MALADIE
Nous ne devons pas chercher à pénétrer plus avant dans le mystère de ces longues heures, non pas d’agonie — il n’y en eut pas — mais de tête à tête avec Dieu ; il entendait « les chants de la nuit1 » et l’ange qui venait murmurera son oreille les messages d’En-Haut.
Quand comprit-il que sa fin était proche ? Le mardi soir 24, il dit à M. Adolphe Jalla :
« Nous ne devons pas aller à l’encontre de la volonté de Dieu. »
Faisait-il allusion à ses souffrances ou à sa fin ?
Le mercredi soir, M. Voila lui donna la main, puis, au bout d’un moment, croyant le déranger, il la relira ; alors Coillard le regarda et dit :
« Donnez-moi la main. »
Jusqu’au mercredi soir (26 mai), on peut dire que Coillard avait sa connaissance, bien qu’intermittente et atténuée. Ce soir-là, comme les missionnaires, après avoir chanté un cantique, allaient se retirer, il dit :
« Remerciez beaucoup toutes ces dames. »
Vers 10 heures et demie, il dit encore, très faiblement, à M. Voila qui voulait lui arranger ses coussins :
«Il ne faut pas me déranger. »
Tout le reste de la nuit, il sommeilla, ouvrant de temps en temps les yeux et regardant fixement M. Voila qui veillait.
Le jeudi 26 mai, c’était le coma; cependant, à 6 heures du soir,