Lettre à Georges Appia, Mangouato, i3 mai
2. André, l’autre évangéliste de Séléka, avait reçu un appel de la Mission romande.
3. Lettre de Léchoma, 7 août 1884, impr. dans J. M. E., 1 885, p. 107 et suiv.; — Sur le Haut-Zambèze, p. 1 19 et suiv.
A MANGOUATO
elle est la fille du premier converti de Léribé, maintenant au ciel, Johanne Nkélé ; notre affection mutuelle est donc de vieille date. Elle est la douceur même. La grâce de Dieu a fait son œuvre dans son cœur. Elle est une missionnaire dans l’âme. Tous les jours, elle enseigne à ses propres enfants et à ceux de Lévi à lire et à chanter et elle ne perd aucune occasion de parler du Sauveur aux païens qu’elle rencontre.
« Il faut que je vous dise adieu. Nos regards, nos pensées sont maintenant plus que jamais vers le Zambèze. 11 se passera bien des mois avant que vous entendiez parler de nous et avant que vos bonnes lettres nous parviennent. Mais le télégraphe qui passe au Trône de la grâce est sûr et prompt. Servons-nous-en les uns et les autres plus que jamais. »
Le 16 mai, Coillard écrit encore1 :
« Les nouvelles du Zambèze ? Elles m’effraient même un peu, tant elles sont bonnes. On nous attend avec une grande impatience. Les Barotsis, comme tous les païens, se font, sans doute, une idée très matérielle des avantages que l’Évangile doit leur procurer. Mais, quoi qu’il en soit, il vaut mieux croire que tout est dirigé par Celui qui « ouvre et personne ne peut fermer ». Bien des vagues se sont brisées contre notre petite foi depuis que nous nous sommes dit adieu. Mais elle n’en est pas ébranlée. Il y a abondance de paix dans l’obéissance.
(( C’est le temps où il y a le plus de mouvement ici. On revient de l’intérieur ou bien on y va. Deux jeunes gens sont ici qui reviennent du Zambèze, où ils étaient allés voir