‹ François CoillardChapitre 51 sur 282 · AM. Ernest Rayroux, Léchoma, 2 octobre · texte numérisé non relu

AM. Ernest Rayroux, Léchoma, 2 octobre

2. A M. Henri Bernard, Séchéké et Lécboma, 9 et 22 novembre 1884.

F. COILLARD

les travaux préparatoires cTinstallation seront faits. Nous sentons bien que Dieu seul peut nous protéger. »

Après avoir reçu ces nouvelles cle la Vallée et après de longs pourparlers, les chefs demandèrent à Goillard d’attendre qu’un nouveau roi eût été élu ; ils monteront alors à la capitale et lui avec eux.

Mercredi 3 septembre i884- — Nous voici donc ici à Séchéké et pour combien de temps ? Dieu le sait. C’est, une nouvelle épreuve de foi et de patience. Mais le triomphe est au bout. 11 est assuré. Ce qu’il y a de certain, c’est que regarder à l’homme et aux circonstances c’est un mirage, espérer en l’homme c’est bâtir sur du sable mouvant. Heureusement que le Rocher des siècles est toujours là.

La santé de M. Jeanmairet donna de l’inquiétude.

j g septembre. 11 y a quelque chose dans l’air, les Baro-

tsis couvent quelque chose, ce que c’est je n’en sais rien, mais j’attends. Dieu veille sur nous, quoi qu’il arrive. L’ami Jeanmairet va mieux depuis hier. Quelle source de reconnaissance !

Séchéké, 20 septembre. — Il est intéressant de retrouver ici les traces de Livingstone. Son passage a produit l’eflel d’une apparition surnaturelle et les récits qu’on en fait ont un caractère légendaire. Il avait tout pour frapper l'imagination de ces gens : c’était le premier blanc qu’ils eussent vu ; il était, disent-ils, de belle taille, d’un port imposant. Il parlait la langue des Makololos, il était le chasseur le plus habile qu’on eût connu : « Tu as faim ? » disait-il au premier venu. — « Oui. » — « Oue veux-tu ?» — « Une cuisse de buffle. » Livingstone prenait son fusil,

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