‹ François CoillardChapitre 89 sur 282 · Lettre à M. E. Lacheret, Séfoula, 2 4 août 18S · texte numérisé non relu

Lettre à M. E. Lacheret, Séfoula, 2 4 août 18S

F. COILLARD AU ZAMBÈZE

IQ4 F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

L’approvisionnement et le transport des bagages, qui sont restés échelonnés sur toute la route de Mangouato à Séchéké, offraient de grandes difficultés :

(( M. Jalla est toujours à Séchéké avec nos chers Jeanmairet, écrit Goillard1. Nous sommes les uns et les autres paralysés, dans nos mouvements comme dans nos travaux, par les nouvelles pertes de bœufs que nous avons subies. Ces pertes désastreuses nous mettent aux abois et nous sentons bien que, pour le présent, c’est le point vulnérable de notre entreprise. »

D’autres difficultés douloureuses surgissent au sujet de l’organisation même de l’œuvre; la grande distance qui sépare les deux stations de Séchéké et de Séfoula occasionne certains malentendus.

iei septembre 1888. — La question de la mission tout entière se pose à nous d’une manière très grave. Nous sommes dans une grande angoisse. Nous ne dormons pas la nuit. Christina en est tout à fait malade. Au milieu de la nuit nous avons lu ensemble le psaume xxxvii, ce qui nous a fait du bien : « Confie-toi en f Eternel. » Comme ces paroles tombent doucement dans nos âmes !

Cette angoisse était justifiée : en effet M. Dardier n’était plus. Les deux Zambéziens, Séajika et Karoumba, étaient renégats, Middleton avait définitivement quitté la mission. A Séchéké, M. et Mme Louis Jalla, puis M. et Mme Jeanmairet perdaient leur enfant premier-né (27 mars et 24 décembre 1888); Lévi, l’évangéliste mossouto qui travaillait à Séchéké, puis Aaron s’étaient décidés à retourner au Lessouto, l’un à cause de la santé de sa femme, l’autre à cause de ses enfants.

Page 1