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sa retraite avec Dent-de-Loup. Phipps, exaspéré des avaries que ses vaisseaux avaient essuyées, s'était avisé de troubler au moins le repos des assiégés et avait ordonné de faire quelques décharges d'artillerie sur la ville, à l’heure où les habitants devaient y sommeiller.
Quelques boulets qui viennent s’enfouir non loin de l’endroit où se tient Jean Boisdon, réchauffent au plus haut point chez ce dernier l’instinct de la conservation.
— Jésus Dieu! préservez-moi! s’écrie-t-il en se levant tout debout, sans penser qu'il peut être remarqué var le premier passant.
— À terre! ou tu es mort! lui dit une voix sourde et contenue, tandis que la pointe aiguë d’un poignard s’appuie sur sa poitrine.
C’est Dent-de-Loup, qui vient de retraverser la rue avec Harthing.
Cédant à la force d’un bras vigoureux, Boisdon se laisse glisser à terre en grelottant de frayeur.
— Impossible de franchir le mur à présent, avec la jeune fille, murmure Harthing; car ces hommes ne sont plus qu’à vingt pas de nous. Et le baril qui va sauter! Par Satan!
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cette mèche aura brûlé jusqu’au bout avant que ces maudits importuns nous aient dépassés |
Une effroyable contraction étreignit le cœur de ces trois hommes obligés de rester exposés au feu de la terrible mine qui allait éclater à cent pieds d’eux. La fusée adaptée au baril devait embraser la poudre en cinq minutes ; et il y en avait au moins deux d’écoulées depuis que Dent-de-Loup l'avait allumée.
— Oh! puisqu'il faut périr avant que d’être heureux, se dit Harthing, je vais lui donner au moins le baiser des fiançailles de la mort!
Et ses lèvres en feu pressent avec force la bouche glacée de Marie-Louise évanouie.
En ce moment quinze hommes armés venant de la basse ville passaient devant eux.
Au même instant aussi, un boulet frappe la muraille contre laquelle Harthing, Dent-de- Loup et Boiïsdon se serrent avec frayeur; le projectile tombe à dix pas d’eux et les couvre de fragments de pierre dont plusieurs blessent Boisdon.
— Sainte Vierge Marie ! je suis mort! hurle l'hôtelier, qui écarte violemment le sauvage
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pris au dépourvu, bonait sur ses jambes et s’élance en courant vers la rue Buade, avec la frénésie aveugle de la terreur. Il ne voit, il n’entend rien; mais il court avec l’emportement furieux d’un cheval qui a pris le mors aux dents.
Aussi va-t-il donner au beau milieu de la patrouille. Boïsdon bouscule un soldat qui se trouve sur son chemin et continue sa course effrénée vers la cathédrale.
— Sacrebleu ! qu'est-ce là ? s'écrie le soldat renversé par l’aubergiste.
— Eh! l'ami! arrêtez! mordieu! crient ses camarades.
Mais l’hôtelier ne se rend point à cet ordre.
— Feu sur lui! commande Louis d’Orsy, le chef du détachement.
L'un des soldats tenait déjà son mousquet en joue. Le coup part.
Boisdon n’est plus qu’à trois pas de la maison de Louis d’Orsy, quand la balle du mousquet vient lui casser une jambe. Emporté par son élan, il tombe dans la porte entr’ouverte de la demeure du lieutenant. Sa tête frappe le baril de poudre, dont la fusée brûle toujours.
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la mort! s’écrie Boisdon qui, de ses mains
désespérées, presse, étreint, arrache la mèche fumante qu’il rejette au dehors.
Cependant, Harthing et Dentn'ont pu arrôter Boisdon, sur la terre, au pied de ] tiennent Jusqu'à leur h entendus.
— Très bien! Pense Harthing en v tomber Boisdon
de-Loup aui sont restés couchés à Muraille, Ils realeine, de peur d’être
Oyant SOUS le coup de feu du soldat; tant mieux, ils ne AOUS verront point !
Leur attention a Se porter sur ce bélître d'aubergiste, Ah! si ce damné d'Orsy, qui
Commande la Patouille, se doutait.…. Malédiction !
Marie-Louise, que les cris avaient tirée de son évanouissement, à l’insu de son laVisSeur, vient de s'échapper des bras de ce dernier. Elle aussi a reconnu la voix de son frère. Avec la force et la rapidité que donne le désespoir, elle bondit, s’élance et
Court vers Louis d’Orsy en jetant des cris Perçants.
Harthing veut l’ar à sa poursuite,
et le coup de feu
réter, et l’insensé se lance
—- Au secours ! à moi, Louis ! crie la jeune fille d’une voix déchirante.
Et venant tomber dans les bras de son frère, elle se retourne effarée en montrant de la main son ennemi.
— Harthing ! s’écrie-t-elle.
— Par Dieu! arrêtez cet homme ! dit Louis d’'Orsy en faisant de ses bras un rempart à sa sœur.
Les soldats entourent Harthing, qui tire [18 alors un pistolet de sa ceinture, casse la tête du premier homme qui veut lui barrer le passage, en renverse un second d’un coup de } poignard et redescend à la course vers la clôture de l’évêché, qu’il franchit en s’aidant î des mains et des pieds.
—Sus à lui! disent les voix de plusieurs poursuivants qui le serrent de près.
Harthing traverse en dix bonds la cour de ik l'évêché ; et troublé, haletant, oubliant l’en- Al! droit par où le sauvage l’a fait entrer dans la ville, il saute par-dessus une autre muraille et tombe dans le jardin du séminaire. Il voit alors qu’il a fait fausse route et court dans la direction de la grande croix de boïs qui dominait alors en cet endroit la cime du cap.
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Mais en retombant de l l'encontre face franchi la Palissade en mé
C’est Bras-de-Fer.
— Place! Jui dit Harthing,
En armant son second pistolet.
Côté au MOment où Je COUP part. La balle
efeure l'oreille du Canadi
SuT SOn ennemi. Celui-ci s’effo
gnarder Bras-de-Fer.
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Pied sur un accid
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— Meurs donc, chien ! crie l’Anglais qui porte un COUP terrible à s0
n adversaire
dirigé ne fai
recouvre,