‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 11 sur 141 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,133, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,133, f

» supplions VOUS conserver, madame, en toute prospérité, » très-longue et très-heureuse vie, pour Tavancement de sa » gloire. De Chastillon, ce 21° d'octobre 1571, vostre très- » humble et très-obéissant serviteur, Oddet de Goligny. »

Quant à Jacqueline d'Entremonts, son attachement pour l'excellente duchesse était si vif, qu'elle comptait comme heures fortunées celles qu'elle pouvait passer dans sa société. Aussi, lorsque quelque sérieux obstacle, tel, par exemple, qu'un état momentané de souffrance ne lui permettait pas de se rendre du château de Châtillon à celui de Montarg-is, adressait-ellp à Renée de France des lignes dans le genre de celles-ci* : « Madame, aïant seulement seu aujourd'huy » vostre retour à Montargis, je n'ay voulu fallir tout soudain » de dépescher ce porteur pour sçavoir de vostre santé, et si » cette chaleur vous avoit ennuyée par les chemins, infini- » ment marrie que je suis de n'avoir set honneur de vous » aller offrir moi-mesme le très-humble et très-obéissant ser- » visse que je vous ay dédié autant et plus que servante que » vous aurés jamais. 11 me semble, madame, que se m'est » une peine insupportable me sentir si près du lieu là où » vous estes, et estro privée du moïen de vous bezer les » mains; mais s'il plaist à Nostre-Seigneur me donner » quelque jour la commodité, assurés-vous, madame, que » je vous irai offrir à faire tant de servisse que vous aurés » occasion de me tenir pour la plus affectionnée et obéis- » santé servante que vous aies. »

L'hiver et le printemps de 1572 s'étaient écoulés sans que Coligny eût quitté Châtillon, si ce n'est pour quelques jours, et seulement sur l'invitation du souverain; l'éducation de ses fils s'était, par cela même, heureusement ressentie de sa présence auprès d'eux; alliée aux efforts de Legresle, sa

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