‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 114 sur 141 · D'Aubigné, liist miv., t. III, liv. II, ch. xix · texte numérisé non relu

D'Aubigné, liist miv., t. III, liv. II, ch. xix

3. Voir les détails de ce combat dans les Mémoires de la Ligue, t. III, p. 5i7 à 550.

4. « Labrosse, qui avoit une partie de la troupe de Saveuse, donne vivement B sur les premiers rangs de Ghastillon, le renverse avec cinq ou six gentilshommes » qui le secondoient, et ébranle tout le reste, si bien que la victoire trébuchoit du » côté de la Ligue. Ghastillon, dont le courage n'estoit mort en son ventre comme » son cheval enhre ses jambes, combat à pied et se jette si furieusement en la >» meslée, qu'il reçut au visage un tronçon de lance duquel il fut blessé; et, se » faisant jour avec sou épée, soutint seul l'effort du combat jusqu'à ce que Haram-

nier, ne voulut ni être rendu à la liberté, ni sumvre à sa défaite : grièvement blessé, et trompant la surveillance de ses gardiens, il déchira les bandages qui recouvraient ses plaies, et se laissa mourir.

Les ligueurs, s'étant emparés de Poitiers, avaient reçu à coups de canon Henri III qui, dépourvu de forces sufBsantes pour assiéger cette ville, s'était replié sur Châtelleraut. Ce fut là que Chastillon vint le trouver et faire diversion à Tamer regret que lui causait Téchec subi sous les murs de Poitiers, en l'informant de la défaite de Saveuse.

L'accueil fait au vainqueur fut des plus chaleureux * : le souverain le serra dans ses bras, lui exprima sa gratitude, son estime, son admiration même, et le combla de promesses, qu'aucune sollicitation, assurément, n'avait provoquées.

Henri qui, dans l'élan de la spontanéité, venait ainsi d'engager sa parole, la tint avec une remarquable promptitude; car, dès le 23 mai, il signa, à Ghâtelleraut même, où il n'était qu'en passage, une commission dont voici la teneur * :

» bure, qui menoit la compagnie des chevau-légers du roy de Navarre, le dégagea, » chargeant Saveuse et les siens d'une telle rondeur, qu'il les rompit. » (p. Matthieu, Hist, de France, t. I, liv. VIII, p. 901.) — « Arambure et Charbonnière, appellant » à soi cellui-ci et cellui-lâ, se rallient avec tant de fermeté, qu'ils donnent moyen » aux gens de Chastillon de le relever; et lors, lout ensemble, donnent an\ » Picards; ils les percent et rompent. » (D*Aubigné, Ilist» univ., t. III, liv. n, ch. XIX.)

1. a Ce furent les premiers lauriers de victoire contre la Ligue, sous Taveu du » roy, qu'apporta M. de Chastillon à Sa Majesté comme prémisses de plus grandes » conquêtes, laquelle s'en monstra tant satisfaite et contente, qu'aîant embrassé » M. de Chastillon par deux fois, le mena peu après en son cabinet, où le roy le n tinst seul enfermé avec lui deux heures, d'où il sortit merveilleusement content, » car le roy Testimoit, bonoroit et aimoit autant que seigneur et capitaine de sa » qualité qui fust en son roïaume; et si la religion de laquelle il faisoit profession N ne l'en eust empesché, il l'eust fait grand et, encores tout tel qu'il estoit, n'en fust » demeuré là, si Sa Majesté eust pu sortir d'alTaires. » (P. de l'Ëstoile. Mémoires, édit. de 1875, t. III, p. 294, 295.)

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