Voir à V Appendice
était, comme celle de la veille, datée du camp^ à Laval, au moment où le prince de Dombes, fils du duc de Montpensier, venait dans cette ville, à titre de gouverneur de la Bretagne, saluer le souverain, en compagnie d'une foule de gentilshommes bretons, désavouant par leurs hommages l'opposition que faisait au nouveau roi la majorité des villes et campagnes de leur province, et suivant, de la sorte, l'exemple du parlement de Rennes, qui avait reconnu Henri IV.
Dès les premiers jours de janvier 1590, Chastillon, par ordre du roi, était en route pour le Languedoc, où il devait s'occuper de lever des troupes destinées à renforcer l'armée royale.
La mission qu'il avait à remplir ne fut pas d'une exécution facile, car Damville, loin de la favoriser, l'entrava par son mauvais vouloir. Quel était, pour cet étrange personnage, dans la haute position qu'il occupait alors, le premier des devoirs envers le roi, si ce n'était de se rendre auprès de lui quand il l'appelait, puis de laisser, conformément à ses ordres, un libre cours aux efforts que ferait Chastillon pour lever et organiser un nouveau corps de troupes? Or, ce devoir, Damville ne sut pas le remplir.
Arrivé en Languedoc vers le milieu de janvier, Chastillon, un mois plus tard, n'avait encore obtenu de Damville ni l'assurance d'une franche résolution d'aller trouver le roi, ni la liberté d'action nécessaire pour opérer la levée dont il s'agissait.
Voici en quels termes, dans une lettre d'une importance réellement historique, Chastillon faisait connaître à- son souverain, le 18 février 1590, ce qui, jusqu'alors, s'était passé entre Damville et lui * :