‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 126 sur 141 · Bibl. nat., mes. !. fr., vol · texte numérisé non relu

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et de s'acheminer rapidement vers Chartres, où sa présence sous les murs de cette ville était nécessaire. En effet, Henri IV avait absolument besoin de recourir alors à la justesse de coup d'œil, à Tesprit fécond en ressources, et à la vigueur d'action d'un homme tel que Chastillon, pour mener à bonnes fins les opérations d'un siège aussi arda que Tétait celui de Chartres; car la place était forte, et les assiégés opposaient une habile et énergique résistance qu'on désespérait presque de surmonter,

(( Le siège, dit d'Aubigné *, ayant duré neuf semaines, on )> se repentit de l'avoir commencé... Tant y a que, sur les »> repentailles, bien à propos vint Chastillon au conseil, sur » le point, qu'à la sollicitation de d'O et autres gagnez par » lui, la résolution de lever le siège étoit prise. Ce capitaine » (Chastillon), qui ne trouvoit jamais rien difficile, s'obligea » de l'emporter, en six jours. Sur cette promesse, quoique » le roy la tînt douteuse, il se raffermit. Chastillon donc » ayant vu la fabrique des galeries, en prépara une pour la » nuit, etc., etc. »

Matthieu ' spécifie clairement ce dont il s'agissait, à cet égard, et ce qui advint : « Le roy, dit-il, eût eu ce déplai- » sir de lever le siège, si Chastillon n'eust inventé un pont » couvert ' qui se jettoit à travers la rivière et conduisoit

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