‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 127 sur 141 · Hist. Univ., t. Ill, liv. III, ch. X · texte numérisé non relu

Hist. Univ., t. Ill, liv. III, ch. X

2. Hist. de France, t. II, p. 64. — Le sieur de Chastillon se rendit an siège de » Chartres, où par sa valeur et ses inventions, notamment d'un pont pour aller » droit à la breschc, il fut la principale cause, au regard des hommes, que la place » fut gaignée pour le roy. » (Ilist. de cinq rois, édit. de i599, p. 736. »

3. « M. de Chastillon estoit un seigneur brave et vaillant, et surtout bien entendu » aux mathématiques, science que les nobles qui veulent par^'enir aux plus grandes » charges militaires doivent curieusement savoir. 11 en monstra aussi des effets » au siège de Chartres, en Tinvention du pont qu'il fit faire pour aller à l'assaut » (P. V. Cayet, Chron. nor., collect. Petitot, 1" série, t. XL, p. 191.) — On lit dans VHist. univ. de de Thou (t. VIII, p. 46) : (^ François de Chastillon s'étoit acquis une o si grande réputation, qu'on n'avoit pas de peine a croire qu'il auroit, un jour, » surpassé la réputation de son père et de son aïeul dans le métier des armes, si la >' mort ne l'en eilt empesché. Il joignoit à beaucoup de politesse une connoissance

» les gens de guerre droit à la bresche; machine qui » effraya les assiégés, consomma leur patience et les con- » traignit de capituler... Le roy entra dans la ville, le » 19 avril 1591. 11 en rendit le gouvernement à Sourdy \ » Ghastillon, qui avoit mérité le premier honneur de cet » exploit, fut blessé à la tête. »

« Au siège de Chartres, rapporte, de son côté, Brantôme *, » M. de Ghastillon alla à Tassant et eut un grand coup de o Cartier ' sur la teste, et, sans le CMque, il estoit mort tout » roide. » Il se préoccupa d*ailleurs si peu des funestes conséquences que pouvait entraîner sa blessure « qu'il ne » garda ny lict, ny chambre, car il n'estoit autrement van- » leur de court. » (Ibid.)

Après la reddition de Chartres, Chastillon se rendit en Languedoc *, d'où il revint bientôt diriger, au centre de la France, une suite d'opérations, sur la portée desquelles nous fixe la lettre suivante ', qu'il adressa au roi, le 17 juillet 1591 :

« Sire, il y a quelque temps que Vostre Majesté m'escri- •> vit par M. de Montigny d'assiéger Mun, de façon qu'en » cette intention, après avoir rendu les canons à M. de » Nevers, sur l'advis qu'il me donna qu'il seroit bientost » prest, je fis avancer le régiment du sieur de Lacroix et la

« parfaite de Tart militaire et des mathématiques ; il étoit môme trës-babile machi- ' niste. C'étoit lui qui avoit facilité la prise de Chartres par son industrie. »

1. u Quelques-uns ont voulu qu'il y ait eu une condition secrète par laquelle le >' roi fut obligé d'y (à Chartres) remettre Sourdis^ qui avoit perdu la 7n*fme ville; » et de cela fut encore accusé Chiverni et l'amour de la gouvernante. » (D'Aubigné. Hist. Univ., t. IIl, liv. III, ch. X.)

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