‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 27 sur 141 · Voir à V Appendice, n · texte numérisé non relu

Voir à V Appendice, n

FRANÇOIS DE CHASTILLON. Td

Quant à Pomponne de Bellièvre, plein de confiance en lui-même, il était homme à savoir parfaitement se passer du concours de son frère.

On lit dans les instructions dont il était porteur, et qu'il est intéressant de connaître ', ce qui suit :

« Le roy, considérant que par les choses advenues en son » roïaume depuis quelques mois en çà, et que pour plu- » sieurs faux rapports et calomnies qui ont esté semées » parmi les nations étrangères, ses bons amis, les sieurs M des Ligues, n'ont jusqu'à présent eu telle certitude de ses » actions et intentions...., a advisé d'envoyer le sieur de » Bellièvre, conseiller en son conseil privé, comme person- » nage bien affectionné au bien, union et grandeur des sus- » dits confédérez, et lequel, depuis la paix dernière, a tou- » jours esté présent en cette court, et veu à l'œil, jusques à » cette heure, les déportements des subjects de Sa Majesté M de la nouvelle opinion, ce qui a été traicté et négocié avec » eux, et qui depuis a esté résolu en leurs affaires.

» II fera entendre particulièrement auxdits sieurs des » Ligues la vérité de ce qui a esté en l'exécution qui fut » faite le jour de la Saint-Barthélémy dernier, les justes » raisons qui à ce ont dû mouvoir Sa Majesté, l'ordre qui » depuis a esté donné pour adoulcir l'aigreur du peuple )> esmeu d'une ancienne indignation et inimitié, à quoy n'a » esté possible de sitost obvier selon le saint désir de Sa I) Majesté, qui ne cesse de penser aux moyens d'assoupir » les désordres advenus en son roïaume et avec la bonne » ayde de Dieu ne cessera jusques à ce que l'on y veoye » toutes choses remises en leur ancienne splendeur, repos, » seureté et tranquillité.

» Priera lesdits sieurs des Lij

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