Bibl. nal., niss. f. fr., vol. 3,122, f
» nouvelles en grande dévotion , que je prie & nostre Seî- )) gneur estre telles que vous les désirés*, car je me con- » tenterais bien de cela. »
Le 27 avril, d'Andelot adressait, de Paris, à M"*® de La Rochepot ces lignes ' : « Madame ma tante, présente- » ment j'ay receu un paquet de monsieur Tamiral, mon » frère, lequel je vous envoyé; et, pour ce que aurez ice- » luy, il m'escript que je vous face entendre que les dé- » pesches que luy ferez cy-après, estant ma sœur si preste » d'accoucher que elle est, aussy que ceulx que lui pou- » vrez adresser ne connoissant pas aisément le lieu pour le » trouver, parceque estant party pour aller visiter un cousté » de sa frontière, où il ne fait que aller tantost en sa, tantost » en là, vous les me ferez tenir pour leur donner le lieu où » il sera, au certain. Je n'espère pas partir de cette ville » d'huict jours, et, encores que j'en parte, si est-ce que je » laisserai homme icy qui fera le semblable. »
On le voit : toutes les mesures étaient prises pour assurer la transmission des nouvelles que l'amiral tenait tant à recevoir.
Le lendemain du jour où d'Andelot avait écrit à M*^® de La Rochepot, Charlotte do Laval mit au monde un fils (François), dont la naissance fut un sujet de joie pour Coligny.
Une lettre de lui à de Humières, gouverneur de Péronne % contient, à la suite de diverses communications pour affaires de service, cet épanchemenl d'un cœur affectueux : « Avant que faire fin, je vous ferai encores partici- » pant, monsieur de Humières, de la bonne nouvelle qu'il
i. Allusion à la tendre sollicitude de la tante pour sa nièce et aux vœux formés pour l'heureuse délivrance de celle-ci.