Archives de Berne, Frankreich, vol
» réputerons cela à une faveur bien grande. Et d'aultant que » nous sommes pressés par la saison d'y penser et pourveoir » bientost, nous vous prions de nous vouloir, s'il vous » plaist, faire entendre vostre volonté par ce gentilhomme, » présent porteur, que nous vous avons dépesché exprès, » et qui soit telle, si vous plaist, que nous avons toujours » espérée et désirée. »
Cette volonté fut telle, en effet ; et, forts de l'assentiment qui leur était enfin accordé, les trois jeunes gens s'occupèrent de trouver, à Berne, un logement convenable. L'insuccès de leurs recherches à cet égard ressort de la communication suivante, par eux adressée, le 5 octobre, à l'avoyer et au conseil * :
« Nobles, magnifiques et puissans seigneurs, vous » verrez, si vous plaist, par la responce que nous fait M. de yf Watteville, qu'il ne faut que nous espérions d'avoir son » logis ; et, quant à monsieur le gouverneur de Neufchastel, » nous sommes aussy hors d'espérance, ainsi que vous en- » tendrez du sieur de Rezay, présent porteur, que nous vous » avons dépesché exprès, afin d'ad viser s'il se pourra » trouver autre commodité, et pour vous supplier de vouloir » en cela interposer vostre faveur et vostre authorité', en » sorte que nous puissions estre satisfaits du désir que nous » avons de nous approcher devons, etc. »
L'avoyer et le conseil, étendant sur les signataires de cette communication une protection paternelle, prirent énergiquement fait et cause pour eux; ils s'adressèrent directement à Nicolas de Watteville, le pressèrent de louer sa maison à leurs protégés, et, sur le refus qu'il leur opposa, procédèrent vis-à-vis de lui, par voie d'injonction formelle, en lui écrivant, le 10 octobre * : /